La rencontre
Chercher l’âme sœur ou attendre dieu ?
Dans les dogmes islamiques, il y a deux notions pour lesquels il est important de savoir faire la différence à savoir : « tawakkoul » et « ittikal ». Le premier terme « tawakkul » désigne le fait de placer sa confiance en Allah tout en agissant et en se créant des occasions. Quant au deuxième « ittikal », il désigne le fait de s’en remettre à Allah sans pour autant agir et faire les efforts nécessaires pour maximiser ses chances de réussite. Ce que l’islam ordonne à tous ses adeptes, c’est « tawakkul » en bannissant le second, comme il est souligné dans un hadith où notre maître le prophète, paix et salut sur lui, dit à Seyidna Mu’adh, que Dieu l’agrée : « O Mu’adh, connais tu le droit d’Allah envers ses serviteurs et le droit des serviteurs envers Allah ? » celui-ci répond : non. Et notre maître le prophète, paix et salut sur lui, lui dit : « Le droit d’Allah envers ses serviteurs c’est qu’ils l’adorent sans l’associer à autre chose. Et le droit des serviteurs envers Allah c’est qui les fasse entrer au Paradis ». Puis à Seyidna Mu’adh, que Dieu l’agrée, dit : « O messager de Dieu, puis-je annoncer la bonne nouvelle aux gens ? ». Et notre maître le prophète, paix et salut sur lui, lui dit : « Non, ne le fais pas sinon ils feront ittikal » (Bukhari). A tous ceux qui cherchent à se marier, bonne chance et bonne recherche.
Peut-on s’envoyer des photos ?
La communauté des oulémas de toutes écoles confondues s’accordent sur le fait licite de la photographie qui n’a rien à voir avec le fait « d’imiter la création d’Allah » comme il est venu dans certaines sources. Les imams Ahmad, Abou Daoud, Tirmidhi, Ibn Majah et Nasai rapportent selon Seyidna Moughira ibn Shou’bah, que Dieu l’agrée, que celui-ci voulait se marier avec une femme et que notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, lui dit : « Cherche à la voir car c’est ce qui est plus à même de mettre l’entente entre vous par la suite ». Les imams Ahmad, Abou Daoud et Hakim rapportent selon Seyidna Jabir, que Dieu l’agrée, que notre maître le prophète, paix et salut sur lui, a dit : « Si vous voulez vous marier avec une femme alors, si vous pouvez, regardez en elle ce qui pourrait vous séduire pour le mariage », puis Seyidna Jabir, que Dieu l’agrée, rajoute : « Et lorsque j’ai voulu me marier avec une femme je me cachais pour l’observer jusqu’à voir en elle ce qui m’a encouragé à l’épouser puis je l’ai fait ».
Ces sources montrent qu’il n’y a rien de mal à chercher à connaître ou à voir une femme dans le but du mariage et confirment le caractère logique et licite d’échanger des photos avant d’aller plus loin (une rencontre) à condition qu’elles restent pudiques.
Les piliers d’une conversation
Allah, que Sa grandeur soit exaltée, dit dans un verset du Noble Coran : « Et lorsque vous parlez soyez juste même s’il s’agit d’un proche parent ». S.6 V152 et dans un autre verset il dit : « Et dis à mes serviteurs de s’exprimer de la meilleure manière car le diable sème la discorde parmi eux » S.17 V53. Notre maître le prophète, paix et salut sur lui, dit « Il suffit pour mentir de rapporter tous ce que l’on entend » (Muslim). Et dans un autre hadith, Il dit : « le croyant n’est ni médisant ni grossier ni vulgaire et ne maudit pas les autres » (Tirmidhi), et Il dit : « Celui qui croit à Allah et au jour dernier qu’il dise du bien ou qu’il se taise » (Muslim). Toutes ces sources, parmi tant d’autres, montrent les limites que doit observer le croyant dans ses dires. En effet, la véracité, la pudeur, la sagesse, la délicatesse restent de rigueur. Quant au choix des mots et le fait de prendre en considération les sensibilités de nos interlocuteurs ceci demeure essentiel.
Un homme peut-il demander à une femme des descriptions de son physique ?
Aucune union ne peut se fonder sur les bases de doute ou de méconnaissance ainsi l’islam dans sa démarche d’assainissement moral permet aux personnes de sexes opposés désireuses de s’unir de chercher d’abord à se connaître et d’apprendre à s’aimer. Ceci, en respectant les vertus morales qui ont été fixées à ce sujet. Les imams Ahmad, Abou Daoud et Hakim rapportent selon Seyidna Jabir que notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, a dit : « Si vous voulez vous marier avec une femme alors, si vous pouvez, regardez en elle ce qui pourrait vous séduire pour le mariage », puis Seyidna Jabir rajoute : « Et lorsque j’ai voulu me marier avec une femme je me cachais pour l’observer jusqu’à voir en elle ce qui m’a encouragé à l’épouser puis je l’ai fait ».
Les imams Ahmad, Abou Daoud, Tirmidhi, Ibn Majah et Nasai rapportent selon Seyidna Moughira ibn Shou’bah que celui-ci voulait se marier avec une femme et que notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, lui dit : « Cherche à la voir car c’est ce qui est plus à même de mettre l’entente entre vous par la suite ». Toutes ces sources démontrent qu’il n’y a rien de mal à chercher à connaître sa future âme sœur tout en sachant que d’autres sources déterminent la manière, les lieux et les limites de cette démarche. Par contre, les obligations de la pudeur et de notre foi ne permettent pas de demander à celui qui nous est encore étranger une description de ses atouts ou de poser des questions sur la taille, le poids ou la couleur de tel ou tel membre, ce qui peut d’ailleurs être mal perçu par la personne en question.
Evoquer son passé dans une nouvelle relation ?
Dans une nouvelle relation, évoquer son passé peut relever du domaine de l’intime ou non. L’intimité, même si, elle a attrait à des erreurs ou des péchés reste personnelle et notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « toute ma communauté peut se prétendre à la clémence d'Allah sauf ceux qui étalent leurs péchés au grand jour » (Bukhari).
Par contre, on peut partager tout ce qui ne touche pas à l’intime et qui pourrait concerner de près ou de loin cette nouvelle relation; car il faut le souligner, toute relation doit être basée sur la confiance, le dialogue, la compréhension et surtout l’entente.
Le vestimentaire de l’homme et de la femme
Allah L’éxalté dit dans le Noble Coran : « O fils d’Adam, nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. Mais le vêtement de la piété, voilà ce qui est meilleur » s.7 v26. Dans ce verset, Allah Le Très Haut nous désigne trois formes d’habits : un habit pour préserver sa pudeur, un autre pour embellir son image et un autre qui, relève de l’ordre éthique et spirituel. D’une manière générale, l’islam laisse à chacun le soin de s’habiller selon son appréciation ou en conformité avec sa culture ou coutume pourvu que ceci respecte certaines règles élémentaires de la pudeur et de l’éthique, qui sont celles de notre foi. Ainsi donc les musulmanes et musulmans sont tenus de s’habiller de manière à cacher toutes les parties dites « awras » la nudité, ne pas porter tout ce qui est moulant ou transparent au point d’afficher cette dernière et tout ce qui peut remettre en cause son identité de croyant.
Par contre, l’interdiction de se vêtir totalement en rouge, de haut en bas, relève tout simplement d’une recommandation.
Le vœu de célibat
Notre maître le prophète, paix et salut sur lui dit : «Ô jeunes gens ! Celui d’entre vous qui se sent capable d’entretenir un foyer, qu’il se marie donc, car le mariage est plus à même de retenir les regards et de préserver la chasteté » (Boukhari)
D’après Seyidna Sa’d ibn abi waqas, que Dieu l’agrée : « Le messager de dieu a rejeté le vœu de chasteté de ‘Othman ibn maz’oun et s’il le lui avait permis nous nous serions certainement fait castrer » (Boukhari).
Seyidna Saad Ibn Hichâm, que Dieu l’agrée, a dit à Seyidatouna Aïcha, que Dieu l’agrée : « j’aimerais te questionner au sujet du statut de vivre continuellement dans la chasteté. » Elle répondit : « Ne le fais pas. N’as-tu point entendu Allah dire : « Et Nous avons certes envoyé avant toi des messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants. » s.13 v38. Et entendant trois personnes qui souhaitaient se replier totalement de la vie, le meilleure des exemples, notre maître le prophète, paix et salut sur lui, leur dit : « Je suis certainement parmi vous celui qui connait le mieux Dieu et qui le craint le plus. Malgré cela, je veille une partie de la nuit et dors une autre, je jeûne certains jours et mange à certains autres, et j’épouse les femmes. Quiconque se détourne de ma tradition n’appartient plus à ma communauté.» (Boukhari). A la lecture de toutes ces sources, il apparaît clairement la position de l’islam quant au vœu de célibat. Il ne l’admet pas parce qu’il est contraire à la nature et entrave la pérennité de la vie humaine sur Terre.
Puis-je embrasser ma future femme ou mon futur mari ?
Non, pas avant le mariage.
Le physique est-ce important ?
Le mariage est un contrat à durée indéterminée, une union pour la vie, afin de mener à bien ce projet il est important d’apporter une attention particulière au choix de l’âme sœur. A ce sujet, notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, dit aux hommes : « On épouse une femme pour quatre raisons : sa fortune, sa noblesse, sa beauté ou sa religiosité. Choisis celle qui a la religion et tu ne t’en mordras pas les doigts ! » (Al-Bukhari). Et concernant les femmes Il dit: « Lorsqu’un homme d’une religiosité et d’une moralité vous fait une demande en mariage, mariez le sinon discorde et corruption se répandront sur Terre. » (Tirmidhi).
Cela dit, rien ne s’oppose à ce que la religion soit accompagnée d’autres critères comme la fortune, la beauté, et la lignée entre autre, comme il est venu dans le hadith où Seyidna al Moughira ibn sou’ba, qu’Allah Le Très Haut l’agrée, a dit : « J’ai demandé la main d’une femme et le messager d’Allah m’a dit : l’as-tu vue, Non, lui ai-je dit. Regarde-la car cela est plus à même de consolider votre union. » (Ibn Majah)
Il faut tout de même se focaliser sur l’entente et la compatibilité afin de donner plus de garanties à la pérennité des relations.
Les sites de rencontres sont-ils licites ?
Jusqu’à preuve du contraire tout moyen de rencontre, d’échange ou de partage est licite à condition de ne pas bafouer les valeurs de la moralité (respect, pudeur...) et de ne pas transgresser les limites que nous fixe notre foi. Allah, qu’Il soit exalté, dit dans le Noble Coran : « O vous les hommes, nous vous avons crées à partir d’un homme et d’une femme et avons fait de vous des peuples et tribus différents afin que vous vous entre-connaissez » S.49 V13. Dans un autre verset Il dit : « Entraidez- vous dans la bonté et la piété non pas dans le péché et la transgression » S.5 V2. Notre maitre le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « Les croyants sont tel un mur, les uns solidifient les autres. » (Bukhari).
La « khulwah » ou l’isolement entre deux sexes étrangers
Se rencontrer, échanger, travailler ensemble ou encore être actif au sein de sa société constituent l’essence même de la vie de l’Homme dans ce bas monde. Allah, que Sa grandeur soit exaltée, dit dans un verset du Noble Coran : « Nous vous avons créé à partir d’un homme et d’une femme et nous vous avons établi en peuples et tribus différents afin que vous vous entre-connaissiez » S.49 V13, dans un autre Il dit : « Les croyants et les croyantes sont des alliés les uns pour les autres » S.9 V71. Prôner la stricte séparation entre l’homme et la femme est d’une part utopique et d’autre part relève de l’illusoire. Néanmoins cette relation doit être encadrée par les principes de notre foi, qui sont fondés sur certaines règles de bases afin de garantir la pureté et la sérénité, tels que :
La pudeur : Que cela soit dans les paroles ou actes, Allah Le Très Haut dit dans le Noble Coran : « Si vous craignez votre Seigneur ne soyez pas trop complaisant dans votre langage afin que la convoitise ne se saisisse pas du cœur de celui qui est malade et tenez un langage décent » S.33 V32 et notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « Si tu n’es plus pudique alors fait ce que tu veux ! » (Bukhari)
Ne pas s’isoler : c’est à dire se retrouver dans trois circonstances : Etre seul, dans une pièce fermée, à l’abri des regards.
Il est tout de même important de rappeler que le croyant doit éviter toutes situations même publiques qui pourraient le conduire à enfreindre les lois de la moralité et de la foi sans pour autant, tomber dans une forme de fanatisme ou d’extrémisme qui, en aucun cas, ne peuvent conduire à une quelconque réussite : « la religion est facile et la rendre difficile conduit à la perte » (Bukhari).
Parler via une webcam
Une webcam, le téléphone, la télé et d’une manière plus générale tout moyen de communication est licite. La manière dont on l’utilise pourra confirmer ou non ce caractère.
Un homme qui serre la main aux femmes
Le fait pour un homme de serrer la main à une femme qui lui est étrangère suscite des divergences au sein des savants musulmans certains le rejettent tandis que d’autres l’acceptent. Vu la sensibilité de cette question nous allons ramener les preuves de chacune des deux parties.
Les arguments de ceux qui le réfutent :
Le hadith rapporté par Ahmad, An-Nassâ’î , par Ibn Mâjah dans lequel notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « Certes, moi je ne serre pas la main aux femmes. ».
Celui rapporté par Bukhari et Muslim où Le Prophète (pssl) dit : « Chaque enfant d’Adam a une part de fornication dans laquelle il doit nécessairement tomber :… la main dont sa fornication est le toucher…, et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe. ».
Celui rapporté par Muslim selon notre mère Aicha (qu’Allah l’agrée) qui dit : « Je jure par Allah! La main d’une femme n’a jamais touché la main du messager d’Allah, Il prenait plutôt le serment d’allégeance des femmes verbalement. ».
Le hadith rapporté par Tabarani D’après Seyidna Ma`qil Ibn Yasâr, selon qui notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « Mieux vaut pour l’un d’entre vous de se voir planter une aiguille en fer dans la tête que de toucher une femme qui lui est interdite. ».
Toutes ces sources ont conduit certains à considérer le fait de serrer la main d’une femme étrangère comme étant proscrit.
Les arguments de ceux qui ne le bannissent pas :
D’autres savants affirment totalement le contraire et expliquent les sources prophétiques ci-dessus par une autre approche.
Par rapport au hadith a), ils disent que le Prophète (pssl) a utilisé le terme « إني » qui signifie « Certes, moi », ce qui est une tawkid qui démontre que le fait de ne pas serrer la main des femmes lui est une exclusivité qui ne concerne pas les autres musulmans. Comme lorsqu’ il est arrivé lors de l’hégire vers Médine, le compagnon Abou Bakr emmena deux montures qui lui appartenait et présenta la meilleure à notre maître qui lui répondit : « Certes, moi je ne monte pas un chameau qui ne m'appartient pas », et Abu Bakr répondit « Ô Messager d’Allah, je t’en fais cadeaux », Notre Maître, paix et salut sur lui, lui dit : « Plutôt vend le moi et je te payerai plus tard ».
Ici en analysant les deux phrases on voit la similitude :
« Certes, moi Je ne serre pas la main aux femmes. »
« Certes, moi Je ne monte pas un chameau qui ne m'appartient pas. »
On retrouve dans les deux phrases le même terme « إني » : « Certes, moi » pourtant tous les ouléma s’accordent sur le fait qu’il n’est nullement interdit de monter une monture qui ne nous appartient pas, cela fait parti plutôt de ce qu’on appelle « les exclusivités prophétiques ».
Pourquoi donc faire la différence avec le fait de serrer la main aux femmes. D’autant plus que le hadith c) d’Aicha illustre aussi le cas d’exception du Prophète (pssl).Concernant le hadith b) où il est dit que la main fornique par le touché, il est très important de prendre en considération les réalités linguistiques car dans le vocabulaire islamique le verbe « toucher » est utilisé pour désigner pudiquement l’acte sexuel, et ceci dans les versets coraniques et hadith prophétique, comme cela est rapporté dans le commentaire de Seyidn a Ibn `Abbâs de la formule coranique : « ou si vous avez touché les femmes ». Ibn `Abbâs dit en effet : « Toucher une femme », dans le Coran cela signifie avoir un rapport sexuel avec elle. L’examen des versets coraniques où figurent cette expression confirme manifestement cette interprétation : « Elle dit : Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu’aucun homme ne m’a touchée ?" » s.19 v20; « Et si vous divorcez d’avec elles sans les avoir touchées. » s.2 v237.
Dans ce hadith, il n’est donc nullement question du fait de serrer la main d’une femme mais plutôt de caresser et de s’adonner aux préliminaires par le toucher en vue du péché. D’ailleurs on note à la fin du hadith b) : « et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe ». C’est aussi le cas pour le hadith d).
En ce qui nous concerne nous adoptons la vision du deuxième groupe d’ouléma qui ne voit nullement le mal à serrer la main aux femmes lorsqu’il n’est nullement mal intentionné.
Converser avec plusieurs personnes afin d’en choisir un(e) seul(e)
Tant qu’on ne s’engage à rien lors des conversations il n’y a aucun inconvénient.
Approcher une femme déjà fiancée
L’interdiction pour tout croyant de faire des avances ou d’approcher une femme déjà fiancée en vue d’un mariage, relève d’un consensus juridique entre les différentes écoles. Elles se référent aux multiples sources dans lesquelles notre maître le prophète, paix et salut sur lui, interdit formellement à tout croyant de faire des avances à une femme déjà fiancée à un autre. (Bukhari, Muslim entre autre).










